Le 26 juin 2022, la scène du Hellfest accueillait deux des artistes les plus emblématiques de l’histoire du metal. D’un côté, Alice Cooper, le pionnier du shock rock, fort de ses cinquante ans de carrière. De l’autre, Metallica, monument parmi les monuments, qui fêtait ses quarante ans d’existence. Ce jour-là se tenait un événement unique en son genre : une rencontre intergénérationnelle entre les fans de deux légendes vivantes, dans le plus grand festival metal au monde. Mais aussi inédit soit-il, ce moment n’est ni le premier, ni le dernier où ces géants se produisent ensemble. Car depuis plusieurs années, Alice Cooper et Metallica se croisent régulièrement en festival. Une dynamique à la confluence de l’histoire des scènes metal américaines et européennes, qui marquera à jamais l’histoire de la musique. Et dont on a voulu retracer les contours pour mieux en comprendre l’importance. Entre pistes poussiéreuses, anecdotes inoubliables et chaleur écrasante, retour sur un phénomène culturel dont on n’a pas fini d’entendre parler.
Alice Cooper et Metallica : deux piliers du metal, une rencontre explosive en festival 🤘
Il y a des soirs où la sève du festival se met à palpiter d’un rythme si fracturé que le sol lui-même semble en résonner. Entre deux silences, quelque chose d’antédiluvien bruisse dans l’air chargé de poussière de bière et de pyrotechnie – la collision, sur scène, de deux géants qui n’ont jamais courbé l’échine face aux vents contraires : Alice Cooper et Metallica. Soyons clairs : ce n’est pas un simple effet d’annonce sur un line-up. Il s’agit d’une cérémonie, d’un dialogue entre deux âges du metal, chant diphonique dont l’écho traverse les décennies.

L'ADN de deux légendes : qui sont Alice Cooper et Metallica ?
Alice Cooper, c’est le parrain du shock rock, l’homme aux yeux peints d’ombre qui a transformé la scène en théâtre macabre dès les années 1970. Son accordage psychique ? La provocation pure, mêlée au sens aigu du spectacle – guillotines, serpents, poupées désarticulées. Pourtant derrière ses outrances se cache une musicalité dont la puissance vocale flirte parfois avec le chant diphonique des steppes mongoles – guttural et psychédélique à la fois.
Face à lui, Metallica incarne le fer de lance du thrash metal : riffs charbonneux, batterie tellurique (la double pédale de Lars Ulrich résonne comme un coup de canon), voix abrasive de James Hetfield. Ce groupe fondé en 1981 a injecté dans ses veines la sève brute du speed et du heavy metal pour accoucher de monuments comme Master of Puppets ou Ride the Lightning. Leur musique est un séisme social qui refuse toute compromission.
Ce n'est pas anodin : bien que différents par leur esthétique, Alice Cooper et Metallica partagent une âme rebelle insoumise aux formats radio et aux diktats. Chacun dans son époque a fait surgir une jeunesse avide de liberté hors des sentiers convenus. Leur héritage est plus qu’un tas de poussière dorée – il est vivant !
« Les festivals sont là pour unir la tribu… Peu importe si tu viens pour le show ou pour le chaos sonore. Quand on est tous ensemble devant cette vague sonore, c’est là que naît la vraie magie. » — James Hetfield (Metallica)
Anecdote obsédante : en 2010 à Sofia (Bulgarie), Alice Cooper croise backstage Kirk Hammett venu chercher conseil sur l’art du storytelling scénique. Un échange venu des profondeurs où la poussière du passé fertilise soudain le présent furieux.
Pourquoi leurs apparitions conjointes en festival font-elles événement ?
Vous croyez encore qu’il suffit d’aligner deux têtes d’affiche sur une affiche pour susciter l’effervescence ? Non ! Ce n’est pas anodin si chaque réunion entre Alice Cooper et Metallica fait vibrer jusqu’aux racines tectoniques du public.
Le phénomène relève d'une convergence des âmes rebelles : quand l'énergie théâtrale un peu baroque d’Alice Cooper précède ou suit la déflagration thrash de Metallica, c’est tout le spectre du metal qui s’incarne devant nous. Le public n’est plus seulement spectateur : il devient acteur d’une synergie rare entre générations et genres. On croise des vétérans maquillés façon glam des années 80 côte à côte avec des ados tatoués arborant fièrement leurs patchs Ride the Lightning.
La synergie ne tient pas qu’à leur notoriété mais aussi à cette capacité commune à transcender les frontières temporelles : Alice Cooper vient rappeler que le rock ’n’ roll n’a jamais été qu’une affaire d’attitude (histoire du rock 'n' roll), tandis que Metallica continue de fédérer grâce à sa puissance tellurique inégalée.
Dans ces festivals où ils partagent l’affiche (Ohio’s Sonic Temple Festival ou Graspop Metal Meeting récemment), leur présence attire non seulement les fans historiques mais agrège aussi une foule intergénérationnelle venue communier autour d’une même force primordiale.
Résumé clé:
- Deux styles opposés mais complémentaires fusionnent sur scène.
- Chaque apparition conjointe crée un moment fondateur — un passage de relais symbolique entre pionniers et héritiers.
- Le public sort transformé par cette synergie magnétique dont seule la musique extrême détient encore le secret.
Soyons clairs : ces rencontres ne relèvent pas simplement du concert exceptionnel mais bien du rituel fondateur pour toute une communauté dont la mémoire est faite autant de poussière que de cris collectifs gravés dans la nuit.
Le Hellfest, théâtre privilégié de leurs performances communes 👹
Il faudrait être sourd à la sève du sol de Clisson pour ignorer ce que le Hellfest 2022 a incarné : un rituel d'une ampleur presque païenne où la poussière, l'électricité et la ferveur s'entremêlent dans un grand accordage collectif. Du 17 au 26 juin, la petite ville ligérienne s’est vue métamorphosée par une marée humaine – plus de 350 groupes, deux week-ends d’orgie sonore, sous un climat qui n’a épargné personne : chaleur suffocante certains jours, averses furieuses le lendemain. Ce n'est pas anodin : la météo n’a fait qu’aiguiser les sens et exacerber chaque instant.

Hellfest 2022 : L'apothéose avec Metallica et Alice Cooper
Le passage de Metallica et Alice Cooper fut l’apothéose attendue, une véritable cérémonie gravée dans la rétine de milliers d’âmes. Le set de Metallica, dominé par des classiques comme One, Master of Puppets ou encore Seek & Destroy, a secoué la plaine jusque tard dans la nuit. Les vibrations étaient telluriques ; on sentait littéralement la poussière remuer sous les pieds tant la foule était dense et compacte.
Alice Cooper, quant à lui, a transformé son show en théâtre shakespearien sous acide : guillotines claquant au vent du soir, poupées désarticulées jetées à la foule, riffs tranchants portés par une voix qui semble toujours capable de percer le tumulte. Entre deux silences, son regard ourlé de khôl figeait le temps avant qu’un solo vénéneux ne relance l’incantation collective.
Les conditions climatiques n’y ont rien ôté : au contraire! La chaleur accablante a collé les corps autant que les esprits; l’averse a purifié le terrain mais pas la rage. Le public est ressorti lessivé… mais lavé dans le feu sacré du metal.
Alice Cooper et Metallica : une connexion palpable sur scène
Il n’y eut pas de jam commune officielle entre les deux monstres sacrés sur scène à Clisson – mais soyons clairs : leur simple enchaînement sur la même Mainstage dégage une tension rare. Entre deux silences (après le final destructeur de Metallica ou juste avant l’entrée théâtrale d’Alice), une onde traverse littéralement la foule ; c’est le langage universel du metal qui passe en relais invisible.
- Chaque set est structuré comme une cérémonie destinée à fédérer.
- Alice Cooper joue sur l’ambiguïté entre mise en scène vintage et coups d’éclat toujours imprévus.
- Metallica impose sa puissance brute sans jamais lâcher prise sur sa maîtrise collective.
- La transition entre leurs shows offre un souffle inégalé – mélange d’attente fébrile et de communion massive.
- Même séparés physiquement sur scène, leur présence conjointe crée un arc électrique perceptible jusque dans l’accordage des cœurs des fans.
Anecdote personnelle : j’ai vu plusieurs personnes pleurer après Nothing Else Matters, puis danser frénétiquement au son du Billion Dollar Babies de Cooper quelques heures plus tard – c’est ce genre de grand écart émotionnel qu’on ne peut vivre qu’ici.
Au-delà des têtes d'affiche : la myriade d'artistes qui ont marqué le Hellfest aux côtés des légendes
Ce festival n’a jamais eu vocation à n’être qu’une affaire de mastodontes. D’ailleurs, ce n'est pas anodin si Sepultura a déversé ses percussions tribales juste avant une envolée atmosphérique signée Deftones. Maximum the Hormone a pulvérisé les frontières géographiques avec son punk-metal nippon barré ; Gojira (fiers enfants du pays) ont électrisé jusqu’aux pierres des vieilles maisons alentours.
Checklist des genres représentés au Hellfest 2022:
- Thrash metal (Metallica)
- Shock rock/théâtre macabre (Alice Cooper)
- Death/groove metal (Gojira)
- Hardcore/punk (Anti Flag)
- Heavy/speed metal (Judas Priest, Megadeth)
- Industrial (Nine Inch Nails)
- Visual kei/metal expérimental (Maximum the Hormone)
- Classic rock/prog/deep purple vibes (Deep Purple)
- Blackened death & extrêmes underground (Angelus Apatrida...)
Le Hellfest aligne les familles du metal comme sur un étrange arbre généalogique ; chaque branche bourgeonne en suçant la lumière unique dégagée par ces rares convergences scéniques.
Au-delà du Hellfest : sur les traces d'Alice Cooper et Metallica dans d'autres festivals européens
Étirant leur sillage bien au-delà des terres embrasées de Clisson, Alice Cooper et Metallica ont laissé leur empreinte dans la poussière des festivals itinérants les plus fous du continent. Ce n’est pas anodin si le Sonisphere Festival incarne l’un des exemples les plus marquants : ce festival nomade a sillonné l’Europe entre juin et août sur toute la décennie 2010, déversant ses décibels à Madrid, Knebworth, Bâle ou Varsovie. Ici, l’accordage entre ces deux légendes ne se joue pas seulement sur scène — il vibre à travers des milliers de kilomètres d’asphalte européen.
En 2011 notamment, lors de l’édition en Angleterre (Knebworth), on a vu Alice Cooper et Metallica figurer ensemble sur le même line-up, créant une résonance rare entre générations. Plus récemment, ils se sont retrouvés à d’autres occasions majeures : Graspop Metal Meeting (Belgique), Download Festival (Royaume-Uni), ou lors d’événements comme le Sonic Temple (certes américain, mais qui attire nombre de festivaliers européens).
Liste de festivals marquants où Alice Cooper & Metallica ont partagé l’affiche :
- Sonisphere Festival UK – Knebworth (2011)
- Graspop Metal Meeting (2012, 2022)
- Download Festival UK (2012)
- Montreux Jazz Festival (Alice Cooper seul en 2008 mais croisement avec d’autres légendes du metal)
Pour les mélomanes obsédés par ces cérémonies collectives, je vous conseille un détour par les plus grands festivals de musique — histoire de mesurer la portée de cette onde qui traverse les foules.
Souvenirs et anecdotes : la poussière ne ment jamais
Entre deux silences et trois averses, ce sont parfois les détails égarés dans la nuit qui restent inaltérables. En 2011 au Sonisphere UK, la rumeur voulait qu’Alice Cooper ait été aperçu en train de conseiller Robb Flynn (Machine Head) sur l’art du frisson théâtral avant d’aller saluer James Hetfield backstage. Ce n’est pas une légende urbaine : plusieurs témoins racontent comment la simple poignée de main entre ces géants suffisait à électriser une allée entière.
La puissance collective ne se limite jamais à deux noms. Il y a eu cette année-là un déluge sonore apporté par Guns N’ Roses, Nine Inch Nails, Scorpions ou Ministry — chacun forgeant son morceau d’histoire sous le même ciel bas que partageaient nos deux monstres sacrés. J’ai vu une spectatrice éclater en sanglots devant Mercyful Fate avant d’être relevée par ses amis pour hurler “Seek & Destroy” ; ailleurs dans la foule Napalm Death croisait Bad Religion dans un pogo sans fin alors que Pentagram débutait son set sous une pluie fine.
La poussière soulevée sous les boots reste là-haut longtemps après les derniers accords.
Les festivals ne s’oublient pas : ils s’incrustent sous la peau comme la suie du matin suivant.
Dans ce chaos maîtrisé gravitent aussi Pogo Car Crash Control, Slift ou Jinjer aux côtés d’anciens dragons comme Deep Purple ou Judas Priest. De jeunes groupes – Komodrag & The Mounodor ou Shores of Null – partagent parfois loge et canettes avec Kerry King ou Babymetal… C’est la grande loterie tellurique où chaque génération s’accorde sans honte sur l’échelle du volume et du souvenir partagé.
L'impact culturel et l'héritage de ces rencontres scéniques
La puissance du rassemblement : comment ces festivals forgent l'identité metal
Soyons clairs : chaque fois qu’Alice Cooper et Metallica se retrouvent en festival, la scène ne sert pas juste de plancher – elle devient autel, la foule tribunal. Ce n’est pas anodin si Alice Cooper voyait déjà Metallica comme « le groupe qui a parlé à une génération qui n’osait pas s’affirmer metal » (source : Loudersound). Leur croisement sur scène, c’est bien plus qu’un spectacle : il s’agit d’une cérémonie où chaque accordage fait vibrer la sève collective des fans.
Leur influence résonne comme une force tellurique, soulevant les foules au-delà des modes. Cette musique est un langage universel – elle traverse frontières et décennies, elle relie ceux qui étaient là « avant » avec les nouveaux venus tatoués de riffs récents. Les festivals où ils convergent deviennent alors des rituels identitaires, forgeant l’âme du metal au fer rouge et à la poussière. On y expérimente l’abandon total, la communion brute.
Le legs de ces rencontres ? Un écho qui ne s’efface jamais, mais qui se transmet dans chaque wall of death, chaque sourire complice entre deux générations de métalleux.
Des scènes mythiques aux anecdotes mémorables : quand la chaleur rencontre la ferveur
Il existe une vérité simple, trop peu dite : le climat façonne autant que le line-up. Au Hellfest ou au Sonisphere, c’est sous la pluie battante ou dans une chaleur accablante que l’énergie se libère vraiment. La poussière monte en même temps que les décibels ; ce n’est pas qu’une gêne : elle devient le témoignage physique de la transe collective.
Entre deux silences, quand l’averse suspend soudain le pogo ou que le soleil assomme les corps, on sent naître des moments de réflexion inattendus. Les problématiques sociales s’invitent aussi : initiatives comme Hellwatch (prévention et soutien face aux risques en festival) rappellent que derrière la furie il y a nécessité d’entraide et conscience commune.
L'écho des décibels : la pérennité de l'influence d'Alice Cooper et Metallica
La question n’est pas tant « ont-ils marqué leur époque ? » mais plutôt « jusqu’où leur impact remontera-t-il encore ? » Alice Cooper reste cité comme une source d’inspiration pour tout le heavy metal des années 80 (source), tandis que Metallica fédère toujours avec sa capacité à incarner ce fameux langage universel. De jeunes groupes viennent boire à cette source-là — jusqu’à forger aujourd’hui leurs propres rituels.
L’écho des décibels teinte encore les veines du metal moderne, alors même qu’il mute sans cesse. Pour comprendre pourquoi ces icônes demeurent autant vénérées, plongez dans les légendes du rock.
Note symbolique sur la durabilité de leur impact : 9/10 — leur influence est indélébile, gravée dans la sève même du metal moderne !
Anticipation et futur : où retrouver bientôt ces titans du metal ?

Ceux qui croient que la magie s’essouffle, ou que les dieux du metal s’assagissent avec l’âge, feraient bien de surveiller leur agenda ! Alice Cooper et Metallica — ces deux électrons libres — ne cessent d’alimenter la rumeur de futures apparitions qui feront trembler le bitume. Ainsi, plusieurs dates sont déjà évoquées, avec notamment une halte conjointe au Sonic Temple Festival en mai 2025 où ils pourraient, une fois encore, distordre l’air de leurs riffs corrosifs. Des murmures circulent aussi autour de Bilbao (San Mamés ?) et d’autres hauts lieux européens où l’énergie brute promet d’embraser la nuit.
Soyons clairs, ce n’est pas anodin : chaque annonce ravive l’étincelle primordiale dans les veines du public. Ces concerts restent des jalons — rares mais fondateurs — où la poussière retombe à peine que déjà la mémoire collective les érige en mythe vivant. À chaque nouvelle affiche partagée par Alice Cooper et Metallica, c’est tout un panthéon de fans qui frémit à l’idée de communier à nouveau.
Gardez vos sens en éveil, car chaque réunion future sera un rituel — une secousse indispensable pour quiconque refuse de voir le metal se statufier.
Opinion personnelle :
L’excitation est toujours là, viscérale ! Attendre dans la foule, respirer cette tension avant la première note… Rien n’égale le frisson d’un concert partagé entre ces deux monstres sacrés. Ce n’est pas exagéré : j’échangerais volontiers cent soirs tièdes contre un seul crépuscule électrique sous leurs décibels conjoints. Le vrai luxe ? Savoir que ce choc des titans continue de déranger la poussière et d’accorder nos cœurs rebelles…